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Sur fond de désunion

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Le dossier des migrants, la fragilité croissante de l’UE, les errements de Donald Trump, le Brexit… : c’est dans ce contexte très inquiétant que se poursuivent les débats sur l’avenir de la Pac et de son budget. Un avenir plein d’interrogations qui dépassent donc la seule activité agricole. Dans une Union déliquescente, les travaux actuels sur le renouvellement des politiques communes après 2020 semblent presque dérisoires. Peut-être les aléas du moment vont-ils amener les Vingt-huit, ou plutôt les Vingt-sept ou moins encore, à mesurer la gravité de la désunion, et à repartir sur des bases plus saines. Sinon, comment, par exemple, négocier sérieusement le cadre financier européen 2021-2027, et, par truchement, la prochaine Pac ? En attendant cet éventuel sursaut, il faut parer au plus pressé, et notamment tenter de négocier avec un président américain dont les décisions belliqueuses perturbent entre autres les échanges mondiaux, comme si le reste du monde avait besoin de ça et n’avait pas d’autres préoccupations. De leur côté, les États membres de l’UE n’ont d’autre solution, s’ils veulent rendre leur économie « durable », que d’alimenter un peu plus généreusement une caisse commune qui, aujourd’hui, représente une part infime de leur richesse. À moins, effectivement, que certains soient tentés ou s’estiment contraints de faire cavalier seul.

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