Abonné

Surtaxe : effet à retardement

- - 1 min

Malgré la tourmente financière et les incertitudes entourant la croissance, liées notamment aux plans d’austérité mis en place en Europe, Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard, estime qu’il n’y a selon lui « aucune dégradation de la conjoncture en Europe occidentale ». Mais en France il n’a pas caché l’incidence à terme du relèvement annoncé (d’environ 13%) des taxes sur les « alcools forts ». Sans doute la hausse va-t-elle toucher davantage les alcools premiers prix que les produits valorisés comme ceux du groupe Pernod Ricard puisque la taxe est fixe, à 0,90 centime d’euro par litre d’alcool titrant plus de 40°. Se référant au précédent de 1993 où les taxes avaient été alourdies de 16%, Pierre Pringuet n’attend pour l’exercice en cours qu’un phénomène de stockage qui sera suivi d’un déstockage ; en revanche « pour 2012-2013, le marché pourrait baisser pareillement de 7%, et les ventes du groupe de 3,5%, a-t-il suggéré, soit un effet négatif pour l’ensemble du groupe de moins de 1% sur le résultat opérationnel courant ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.