Le président chinois Xi Jinping a critiqué le 16 avril, à l’occasion d’une visioconférence avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, la taxe carbone que prépare l’UE (1). « La réponse au changement climatique est la cause commune de l’humanité. Elle ne doit pas devenir un enjeu géopolitique, la cible d’attaques venant d’autres pays ou encore un prétexte pour édifier des barrières commerciales », a-t-il prévenu. La Commission européenne doit proposer un dispositif d’ajustement carbone aux frontières de l’UE au mois de juin.
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La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva a, elle, appelé le 22 avril les pays du G20 à imposer « un prix plancher » en matière de carbone pour limiter véritablement la hausse des températures mondiales à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Selon elle, se concentrer sur un prix minimum du carbone « parmi un petit groupe de grands émetteurs pourrait faciliter un accord, couvrant jusqu’à 80 % des émissions mondiales ». Le FMI estime que le prix du carbone devait être porté à 75 dollars la tonne d’ici 2030 pour parvenir à réduire les émissions conformément aux objectifs de l’accord de Paris. Son prix mondial moyen est actuellement de 2 dollars la tonne. Ce prix du carbone « peut être mis en œuvre par le biais de taxes sur le carbone, de systèmes d’échange de carbone ou de mesures équivalentes qui correspondent aux préférences politiques locales », a-t-elle souligné. Mais de préciser que ce prix plancher devra être « pragmatique et équitable », c’est-à-dire qu’il faudra prévoir « des prix différenciés pour les pays à différents niveaux de développement économique ».