Pour la première fois depuis 1972, l’Union européenne a commencé à taxer les importations de lait en poudre écrémé venant de Suisse, pour compenser le fait que les prix y sont désormais moins élevés que dans l’UE. Selon un porte-parole de la Commission, le montant du prélèvement a été fixé à 832 euros par tonne. « Cela va avoir un impact sur le prix des produits (vendus) dans l’UE qui contiennent du lait en poudre écrémé suisse », a-t-il précisé. Cette taxation aux frontières est un mécanisme autorisé par un accord commercial de 1972 entre l’UE et la Confédération Helvétique, pays où le géant Nestlé est un grand producteur de lait en poudre.Il prévoit que lorsque les prix sont plus élevés en Suisse que dans les pays de l’Union européenne, ce qui a jusqu’ici toujours été le cas, la Suisse a le droit de subventionner ses exportations de lait en poudre écrémé pour compenser la différence de tarifs. Lorsque la situation est inverse, l’UE peut taxer les importations suisses, de manière à éviter des distorsions de concurrence. C’est le cas aujourd’hui et il s’agit d’une première due à la forte hausse des prix des matières premières.En théorie ce mécanisme pourrait un jour être appliqué à d’autres produits puisque, dans le cadre de l’accord commercial entre l’UE et la Suisse, il est potentiellement valable pour « tous les produits agricoles transformables », selon le porte-parole.
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