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Taxes américaines : Trump conclut des accords sans l’UE, pour le moment

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À une semaine de l’entrée en application de ses droits de douane « réciproques », les pourparlers transatlantiques n’ont pas encore abouti mais un compromis serait à portée de main. De son côté, Donald Trump poursuit ses accords avec ses partenaires commerciaux. Derniers en date : le Japon, l’Indonésie et les Philippines.

À une semaine de la date fatidique du 1er août et l’entrée en application des droits de douane « réciproques » de 30 % à l’encontre des importations européennes aux États-Unis, aucune fumée blanche n’est pour l’instant ressortie des discussions transatlantiques même si un compromis semble être « à portée de main ». Selon certaines sources européennes reprises par l’AFP, un éventuel accord pourrait prévoir des droits de douane de 15 % sur les exportations européennes avec, toutefois, des exemptions pour certains secteurs comme l’aéronautique, les spiritueux ou certains médicaments. Dans cette dernière ligne droite, la priorité de Bruxelles reste, donc, de trouver une solution négociée mutuellement bénéfique. « Le résultat final doit être positif des deux côtés de l’Atlantique », rappelle Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge du Commerce international. En cas d’échec d’ici au 1er août, l’exécutif européen continue d’indiquer que toutes les options sont sur la table. Après leur adoption par les États membres, le 24 juillet, les deux listes de contremesures envisagées vont être fusionnées en une seule pour un montant total de 93 milliards d’euros. Ces sanctions entreront en vigueur automatiquement le 7 août si rien ne bouge d’ici là. Le processus pourra être suspendu en cas d’accord.

« Dealmaker »

De son côté, le président américain continue de conclure des accords commerciaux avec divers partenaires. Il en a annoncé un, le 22 juillet, avec le Japon. « Je pense que c’est peut-être le plus gros accord de l’histoire… un accord formidable pour tout le monde », s’est-il félicité. Selon la Maison Blanche, le pays du Soleil levant devrait investir 550 milliards de dollars aux États-Unis et ouvrir son marché aux voitures, riz et d’autres produits agricoles américains en échange d’un droit de douane réduit de 15 % (en lieu et place des 25 % initialement promis). En pleine crise du riz et alors que la coalition gouvernementale de Shigeru Ishiba enchaîne les échecs électoraux, Tokyo subit la pression de Donald Trump qui lui reproche ne pas ouvrir assez son marché au riz et aux véhicules américains pour réduire son excédent commercial abyssal.

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En parallèle, les États-Unis ont aussi conclu un accord sur le commerce réciproque avec l’Indonésie. Celui-ci devrait voir le pays asiatique éliminer près de 99 % des barrières tarifaires sur certains produits industriels, alimentaires et agricoles américains. Les États-Unis, eux, réduiront à 19 % les tarifs réciproques. Enfin, après la visite du président philippin Ferdinand Marcos Jr. à Washington, Donald Trump a annoncé la mise en place d’un nouveau droit de douane de 19 % sur les marchandises en provenance des Philippines en échange de l’ouverture du marché aux produits américains.