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Taxes Trump : Bruxelles espère un accord « dans les prochains jours »

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Bruxelles et Washington poursuivent leurs négociations pour parvenir à un accord et éviter la mise en œuvre des mesures douanières de Donald Trump. Le report de la date limite offre un répit à l’UE tandis que la Maison Blanche a déjà commencé à dégainer à l’encontre de certains partenaires. L’UE reste confiante et des exemptions sectorielles pourraient voir le jour.

Le report du délai d’entrée en vigueur des droits de douane américains au 1er août (au lieu du 9 juillet initialement), offre un répit supplémentaire à l’UE pour parvenir à une solution commune avec l’administration américaine. Si Washington a déjà commencé à envoyer ses lettres de mise en demeure tarifaire à certains partenaires (comme le Japon, la Corée du Sud ou l’Afrique du Sud), Bruxelles reste confiante quant à la possibilité de parvenir à un compromis très prochainement. « Ce délai nous permettra de continuer à affiner notre travail, et comme je l’ai dit, j’espère obtenir des résultats satisfaisants, peut-être même dans les prochains jours », a indiqué, le 9 juillet devant les eurodéputés, le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic, sans apporter de précisions sur une date, à ce stade. Des discussions « très intenses » se poursuivent au niveau technique et politique, notamment entre ce dernier et ses homologues américains (Howard Lutnick et Jamieson Greer). « Nous sommes dans la phase la plus aiguë des négociations », a rappelé Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge du Commerce international. Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif européen s’était entretenue par téléphone le 6 juillet avec le président américain, Donald Trump. Une discussion qualifiée de « bon échange » par Bruxelles même si aucune percée décisive n’a été annoncée.

Exemptions sectorielles

En parallèle, l’AFP, rapportant des sources diplomatiques, avance que les grandes lignes de cet accord pourraient porter sur un droit de douane américain horizontal de 10 % sur les importations européennes. Des exceptions seraient, néanmoins, envisagées pour certains secteurs comme l’aéronautique, les produits cosmétiques ou les boissons alcoolisées. Des rumeurs d’une possible exemption de droits de douane pour les vins et spiritueux font d’ailleurs progresser l’indice boursier des producteurs européens. De son côté, le coordinateur du groupe PPE (droite) sur les questions commerciales, Jörgen Warborn, s’interroge sur la compatibilité ou non d’une telle solution avec l’OMC. « Nous pourrions résoudre un problème, mais en créer d’autres », indique-t-il en cas de violation des règles multilatérales.

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Quoi qu’il en soit, le président de la commission du Commerce international du Parlement européen, le social-démocrate Bernd Lange (Allemagne) espère que l’UE pourra négocier une clause de statu quo dans le cadre d’un accord de principe. Selon lui, cela permettrait de garantir qu’il n’y aura pas de droits de douane supplémentaires après la conclusion de l’accord de principe.