Il est trop tôt pour parler d’indemnisation. Tel a été le message de Michel Barnier à l’issue de la réunion « tempête » organisée le 27 janvier au ministère de l’Agriculture avec les acteurs de la filière forêt-bois. Interrogé par la presse sur les éventuelles mesures d’aides aux propriétaires et sylviculteurs, le ministre a déclaré que l’heure était au dégagement et au stockage des bois couchés, et à l’évaluation des dégâts. Il s’est toutefois dit confiant quant à la possibilité de faire appel au fonds de solidarité européen pour venir en aide à la filière. « Nous sommes dans les critères », a-t-il déclaré. Au plan national, « plusieurs semaines » seront nécessaires pour échafauder un ensemble de mesures d’aides, a ajouté M. Barnier tout en proposant de « saisir cette crise pour valoriser la forêt et le bois. Il faudra encourager les Français à utiliser le bois en énergie et dans la construction ». Selon les estimations des coopératives forestières du Sud-ouest, 200 à 300 000 hectares de pin maritime ont été touchés par la tempête (environ 50 millions de m 3), soit 6 à 7 ans de récolte à terre. Deux à trois ans de récolte d’épicéas est également à terre (1 million de m 3). Entre 50 et 70% des peupliers de Haute Garonne ont été touchés par la tempête, 50% en Lot et Garonne, soit 5 à 6 ans de récolte mise à terre. Le chêne Armagnac n’est pas non plus épargné.
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