Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, rencontrera Donald Trump le 25 juillet à Washington pour, notamment, « travailler à améliorer le commerce transatlantique et à bâtir un partenariat économique plus fort », selon des communiqués aux termes identiques publiés le 17 juillet par l’exécutif de l’UE et la Maison blanche.
Le lancement de pourparlers commerciaux entre l’Union et les États-Unis, en particulier sur le dossier automobile, avait été annoncé par le président américain le 12 juillet lors d’un point presse à l’issue du sommet de l’Otan à Bruxelles (1).
Les agriculteurs américains « ont été exclus » du marché européen
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« Nous avons été traités très injustement (par l’UE) en matière de commerce, nos agriculteurs ont été exclus de (son marché). Je pense que cela va changer parce que, le 25 juillet, ils viendront entamer des négociations avec moi. S’ils ne négocient pas de bonne foi, nous ferons quelque chose au sujet des millions de voitures qui entrent dans notre pays et qui sont taxées à un niveau pratiquement nul », avait dit le président américain.
Fin juin, l’UE s’était dite prête à discuter avec Washington d’un accord restreint de libéralisation tarifaire sur les produits industriels, incluant les voitures et pièces détachées. Jean-Claude Juncker a prévenu le 18 juillet que « les efforts » de Donald Trump pour « diviser les Européens » sur le plan commercial étaient « vains ». Et le lendemain, la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström a annoncé la préparation par l’UE de rétorsions sur une liste de produits américains au cas où Donald Trump déciderait de taxer les importations de voitures européennes.
(1) Voir n° 3653 du 16/07/18