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Un an après l’échec du rapprochement avec Eurial, Terra Lacta (anciennement Glac), annonce un projet de partenariat avec Bongrain. La coopérative, qui a dû baisser le prix du lait et souffre de sa dépendance au lait de consommation, n’a sans doute d’autre choix que de se rapprocher d’un autre acteur pour assurer sa pérennité. Le choix se porte donc sur Bongrain, habitué des partenariats privé/coopérative (avec la CLE et Agrial). Ce dernier trouve, lui, un intérêt à ce partenariat avec Terra Lacta pour le lait de chèvre (130 M de litres collectés et transformés (1), soit le premier intervenant français) et les produits industriels, mais s’est contenté de confirmer que des discussions étaient en cours. « Après avoir étudié plusieurs possibilités de candidature pour un partenariat, nous avons retenu Bongrain. Les discussions vont pouvoir maintenant commencer », a annoncé le 8 octobre Alain Lebret, président de Terra Lacta. Selon lui, la « solidité financière, la puissance commerciale, et l’efficience du pôle R & D» et la « force de frappe à l’international » de l’industriel ont convaincu le conseil d’administration des atouts de ce partenariat. Le montage est toutefois toujours en discussion, et devrait exclure le lait de consommation (qui n’intéresse sans doute pas Bongrain) et pour lequel Terra Lacta envisage un partenariat avec l’union de coopérative laitière Orlait, contrôlée par Sodiaal. Les spécialités fromagères pourraient intégrer une filiale commune et les produits industriels être gérés par Bongrain. Le vote des actionnaires de Bongrain et des coopérateurs de Terra Lacta est prévu avant la fin de l’année pour une mise en œuvre au premier trimestre 2013. Si ce partenariat devait ne pas aboutir, ce serait un coup dur pour Terra Lacta.
(1) il faut y ajouter 870 M l de lait de vache.
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