Abonné

Terrena poursuit le déploiement des associations de cultures

- - 3 min

La coopérative Terrena poursuit le déploiement des associations de cultures, a-t-elle souligné le 15 mai, en accueillant un séminaire du projet de recherche européen ReMIX qui vise à généraliser cette pratique économe en intrants.

« Chaque année, plus de 1 000 ha de cultures associées sont mis en production par les agriculteurs adhérents de Terrena », selon un communiqué. L’ambition est de « multiplier par 5 les surfaces de cultures associées à horizon 5 ans ». Terrena compte s’appuyer sur sa filiale Jouffray-Drillaud, dont le travail de recherche et de sélection a permis de développer un savoir-faire dans les mélanges de semences. La coopérative s’attache aussi à valoriser les associations de cultures en développant de nouveaux débouchés comme les farines meunières ou les ingrédients du végétal, via ses filiales Terrena Meunerie et Inveja pour l’association lupin et triticale. Le projet ReMIX, financé par l’UE à hauteur de 5 M€, travaille depuis un an sur l’adaptabilité des associations d’espèces à différents contextes pédoclimatiques, la production de nouvelles ressources génétiques, l’optimisation du réglage des machines agricoles. Piloté par l’Inra, il rassemble 23 partenaires dont Terrena.

Une agriculture « plus respectueuse du vivant »

Il existe trois grands types d’associations de cultures. Soit une seule des deux espèces semées est récoltée : c’est le cas du colza, avec comme plante compagne une légumineuse. Soit l’ensemble des espèces semées est récolté en même temps : par exemple un mélange lupin et triticale. Soit les deux espèces sont semées à deux périodes différentes, par exemple du tournesol en semis sous couvert d’orge. « Dans un contexte de recherche de solutions pour une agriculture plus respectueuse du vivant, cette pratique (de l’association de cultures, ndlr) présente aujourd’hui un véritable intérêt technico-économique en permettant d’augmenter l’autonomie protéique des exploitations agricoles, tout en réduisant les apports d’intrants non renouvelables », d’après le communiqué. Terrena cite l’exemple du colza et légumineuses qui permet d’économiser 20 unités d’azote par hectare et 27 % d’herbicides par rapport à l’oléagineux cultivé seul.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Des freins à lever

Reste à lever des freins au développement des associations de culture. Parmi eux, une « méconnaissance » des agriculteurs et des techniciens agricoles des variétés spécifiques et des techniques adaptées, relève Terrena. S’y ajoute un « manque d’adaptabilité » de ces pratiques à tous les contextes pédoclimatiques. Le projet ReMIX, conduit sur quatre ans, vise à surmonter ces obstacles. Son objectif est de « généraliser la pratique des associations de cultures pour améliorer les rendements tout en favorisant naturellement la valorisation des ressources naturelles du sol, le contrôle des ravageurs, des maladies et des mauvaises herbes ».

Objectif : quintupler les surfaces d’ici à cinq ans