La marque Père Dodu élargit son territoire avec la découpe de volaille et de nouvelles références, et fait disparaître la marque Douce France de la volaille. Les premiers résultats depuis le début d’année montrent que la stratégie est payante en devenant numéro 2 de la volaille en GMS devant Maître Coq.
Nouveaux produits, élargissement de la gamme, retour à la télévision… Galliance, le pôle volaille de Terrena lancé l’année dernière, a décidé d’investir sur Père Dodu, une marque historique du patrimoine agroalimentaire français. « Nous voulons en faire la marque préférée des familles et des jeunes avec un élargissement de la gamme à l’ensemble de la volaille », explique Jean Salgi, directeur marketing de Père Dodu. La marque est identifiée par les consommateurs comme synonyme et plaisir et de qualité et reconnue pour son savoir-faire dans la sélection des produits et les assemblages, selon Père Dodu.
Pour y arriver, Galliance, qui a intégré Doux l’année dernière (qui avait la marque Père Dodu), a recentré Douce France sur le canard et le lapin. La marque disparaît donc pour le poulet, la dinde et les élaborés cuits. La marque Père Dodu a identifié trois axes pertinents : développer les usages avec des innovations comme des produits adaptés à l’apéro, développer des recettes améliorées d’un point de vue de la nutrition avec des produits à « -25 % de sel », une démarche qui va être étendue à d’autres recettes (nuggets, escalopes normandes et ailes rôties), et la praticité. Sur ce dernier point, Père Dodu lance des "côtelettes de dinde" (sic) pour animer le rayon. Il s’agit en fait d’une découpe « innovante » des cuisses permettant d’obtenir une forme proche de la côte de porc. Tous ces produits vont être mis en avant avec une campagne de publicité, la première après 7 ans d’absence sur le petit écran.
Trois séries de produits lancées au cours de l'année
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Les innovations sont un axe de travail important. « Nous y consacrons chaque année entre 7 et 10 % de notre chiffre d’affaires », souligne Jean Salgi. Douze nouvelles références sont lancées entre mars et avril, suivies d’une vague avec les produits d’été et une seconde en septembre. Une vingtaine de personnes mettent au point ces nouvelles références afin d’enrichir le catalogue de 300 recettes.
Les premiers résultats de cette relance se font sentir. Selon l'industriel, sur les trois premiers mois de 2017, Père Dodu est passé devant la marque de LDC, Maître Coq (6 % de parts de marché) sur les ventes de volailles en GMS avec 7 % de PDM (en volume et en valeur), mais reste derrière le leader Le Gaulois, également du groupe LDC (environ 12 % de PDM). Sa stratégie d’élargissement de gamme semble payante puisque les ventes de Père Dodu sont en hausse de +1,5 % et supérieure à l’addition des ventes de Père Dodu et de Douce France à fin 2016. Sur les panés, sa spécialité, Père Dodu reste numéro un avec 30 % de PDM. Père Dodu s’estime satisfait de ces résultats : avec 7 % de PDM, la marque enregistre un chiffre d‘affaires de 250 millions d’euros, sur un marché de la volaille en GMS estimé à 3,5 milliards d’euros, en recul de 0,8 % en volume en 2016.