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AOP Terroir : le Cnaol plaide pour un système de régulation des volumes

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A l’occasion de son assemblée générale qui a rassemblé plus de 250 professionnels à Cluny le 23 septembre, le Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitières) a rappelé « la nécessité d’une reconnaissance de systèmes de régulation des volumes, localisés et adaptés à chaque terroir ». A cette fin, les appellations d’origine ont fait des propositions d’évolution de la règlementation dans le cadre du « paquet lait », mais aussi du « paquet qualité », en cours de négociation à l’échelle européenne.

«Dans un monde libéral,  la rationalisation et les crises éliminent la diversité. Porteurs de tradition, ce sont nous, les producteurs d’AOP, qui sommes les garants de cette diversité qui fait la richesse de nos cultures. C’est pour cela que nous continuerons à nous battre pour pouvoir obtenir de l’Europe un cadre qui nous permette de préserver et de développer nos formidables produits », a souligné Dominique Chambon, le président du Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitières). Lors de son assemblée générale du 23 septembre, le Cnaol a rappelé « la nécessité d’une reconnaissance de systèmes de régulation des volumes, localisés et adaptés à chaque terroir ».

Refus des pays du Nord
« La mise en place d’une mesure permettant aux appellations d’origine protégée laitières, si elles le souhaitent, de maîtriser la croissance des volumes pour s’inscrire dans un développement durable, a reçu un appui très clair des députés européens mais elle se heurte au refus catégorique des pays du Nord. Ces pays invoquent les sacro-saintes règles de la libre-concurrence entre les opérateurs pour rejeter un mode d’organisation qui ne coûte rien au contribuable, n’a pas d’impact sur les prix au consommateur et bénéficie à toute une filière. Ce faisant, ces pays mettent en péril les spécificités et les bénéfices sociétaux qu’apportent les filières AOP », s’est indigné Dominique Chambon. Ces filières AOP présentent deux atouts majeurs selon le Cnaol. Elles permettent le développement de l’économie de zones sensibles. « On compte 3 fois plus d’emplois par litre de lait traité en AOP », chiffre le Cnaol. Par ailleurs, les filières AOP assurent « la conservation d’un patrimoine extraordinaire ». « Les parlementaires européens et le ministre Bruno Le Maire ont très bien compris l’enjeu », rappelle le Cnaol. En revanche, les professionnels du Cnaol s’inquiètent du silence de la Commission européenne.

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