Abonné

Thomas Marko : « Il faut s’adapter à un monde où l’expert est discrédité »

- - 2 min

Lors d’une table ronde organisée par les Producteurs de légumes de France sur le thème du dialogue avec les médias, Thomas Marko, directeur associé de Thomas Marko & Associés, agence de conseil en communication et relations publiques, a indiqué aux congressistes qu’il faut savoir « s’adapter à un monde où l’expert en blouse blanche est discrédité ». C’est un fait, a-t-il expliqué, que le militant prend le pas sur le scientifique, et que bien souvent avant de consulter son médecin, le patient s’est constitué à partir d’Internet une documentation sur sa maladie. « Nous sommes dans un monde de crise permanente, où prévaut l’immédiateté de l’information. Vous avez eu la crise de l’E. Coli, vous aurez d’autres crises de ce type ».
Face à cet état de fait, la résignation n’est pas de mise. « Les mouvements militants ne sont pas l’apanage des adversaires du monde agricole », a souligné Thomas Marko, appelant les professionnels à être plus offensifs sur le plan de la communication à destination du public.
« Les agriculteurs ont un bon capital de sympathie dans la population. Vu de la rédaction du journal, l’image des agriculteurs est on ne peut plus favorable quand vous êtes soudés, que vous parlez vrai et avec vos tripes », a ajouté Éric de la Chesnais, journaliste au Figaro, qui couvre notamment l’actualité agricole.
Jacques Rouchaussé, secrétaire général des Producteurs de légumes de France, et organisateur de la pyramide de légumes dressée dans la ville de Lyon au moment du congrès, a illustré avec fougue le propos du journaliste : « Nous passons du temps à dresser des pyramides en plus de nos activités d’agriculteurs, mais nous sommes contents de parler aux habitants de nos productions et de notre métier, et le consommateur perçoit notre émotion ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.