Comme il l’avait indiqué quelques jours plus tôt à la presse, Thomas Pesquet a emporté plusieurs monuments de la gastronomie française lors de son départ pour la station spatiale à bord du Crew Dragon le 23 avril. Préparés par le chef Thierry Marx et par Servair, les bocaux emportés par l’astronautes comprennent bœuf bourguignon, risotto d’épeautre, crêpe Suzette et tarte amandine aux poires. « C’est une cuisine traditionnelle, comme à la maison. Le confinement est passé par là », avait souligné l’astronaute.
Nommé ambassadeur de bonne volonté de la FAO le 21 avril, Thomas Pesquet considère plus généralement qu’« il y a beaucoup de messages à faire passer concernant l’agriculture et l’alimentation par rapport à notre expérience à bord ». Production durable, lutte contre le gaspillage et le suremballage : « Tout comme la Terre, la station spatiale a des ressources limitées, et elle évolue dans un environnement extrême. Il s’agit de faire marcher ce système le plus longtemps possible », détaille l’astronaute.
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Alors que le départ a été reporté d’un jour en raison des conditions météo, l’astronaute et ses collègues devaient initialement s’envoler le 22 avril, déclaré jour de la Terre par les associations. « Les agences spatiales, comme l’Esa, le Cnes, la Nasa, ont été précurseures dans la lutte en faveur de l’environnement. C’est parce que nous avons envoyé des satellites dans l’espace que nous avons pu comprendre les phénomènes climatiques », avait rappelé l’astronaute à la presse.
Dans l’espace, ce deuxième vol sera « plus compliqué », reconnaît Thomas Pesquet. « Physiquement ça va très bien se passer, mais mentalement c’est plus difficile. La deuxième fois, on sait à quoi on s’expose ». La pandémie de Covid, souligne-t-il, l’a forcé à s’isoler de ses proches durant cette année de préparation, durant laquelle leur soutien aurait pourtant été le bienvenu.