Le tribunal de commerce de Morlaix a accepté le plan de continuation pour Tilly-Sabco, en redressement judiciaire depuis l’été 2006. La filiale d’Unicopa obtient un rééchelonnement de sa dette sur 10 ans. Sur les huit premiers mois de l’année 2007, l’entreprise d’abattage de poulets a renoué avec les bénéfices. Elle prévoit également d’investir six millions d’euros sur cinq ans.
Située à Guerlesquin, dans le Finistère, Tilly-Sabco était en redressement judiciaire depuis dix-huit mois, à la suite de la crise de la grippe aviaire qui lui avait fermé ses marchés. Poussée par son actionnaire, Unicopa, l’entreprise d’abattage vient de voir son plan de continuation accepté par le tribunal de commerce de Morlaix. Au cours des huit premiers mois de l’année 2007, Tilly-Sabco a quasiment multiplié par deux ses bénéfices par rapport à la période d’août à décembre 2006, en enregistrant un résultat net de 771 000 euros. Et son résultat opérationnel a atteint 7 millions d’euros en 2007. Depuis sa mise en redressement judiciaire, Tilly-Sabco a réduit ses effectifs de 450 à 313 personnes et son volume de production de 320 000 à 190 000 poulets par jour.
Le plan de continuation a donc réussi à convaincre les créanciers de rééchelonner la dette de l’entreprise sur une période de dix ans.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Possible alliance
Pour relancer durablement son activité, l’entreprise compte se lancer dans un programme d’investissement sur les cinq prochaines années d’un montant de six millions d’euros, principalement destiné à améliorer ses lignes de conditionnement. L’objectif reste de capter de la valeur en se différenciant des concurrents par le packaging.
L’entreprise devrait réaliser un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2007, dont 95 % enregistrés à l’étranger, notamment dans les pays du Moyen-Orient. L’avenir de Tilly-Sabco reste suspendu au destin des restitutions du moins après 2012. Toutefois, son actionnaire pourrait profiter du retour à la croissance de sa filiale pour décider de consolider son activité volaille en se rapprochant d’un autre acteur du secteur, comme il a déjà pu le faire dans le lait avec Entremont et dans la nutrition animale avec Evialis. Unicopa réalise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros dans la volaille, sur des ventes globales de 1,4 milliard d’euros.