Sur son exercice 2007, Tipiak a enregistré un chiffre d’affaires en progression de 11,9 % à 154,8 millions d’euros. Cette croissance a été équilibrée entre son pôle « froid » (surgelés, traiteur-pâtissier) et son pôle « sec » (épicerie, panification). Le groupe a surtout enregistré de fortes progressions de son résultat opérationnel (+49,2 %) et de son résultat net consolidé (+46,7%) du fait principalement d’un effet comparatif favorable, l’année 2006 ayant été difficile pour Tipiak. Pour les trois ans à venir, le groupe nantais prévoit une croissance régulière de ses ventes et du résultat net de 7 à 9 % par an.
«Après une année 2006 sinistrée avec une dégradation de nos résultats économiques, nous avons redressé nos résultats en 2007 », se réjouit Hubert Grouès, p.-d.g. de Tipiak. Le groupe a enregistré un résultat opérationnel en progression de 49,2% à 10,9 M EUR (+30,5% à 9,3 M EUR hors éléments exceptionnels), pour un bénéfice net consolidé de 5,9 M EUR, en forte hausse de 46,7 % (+21,6 % à 4,5 M EUR hors éléments exceptionnels). Tipiak a retrouvé son taux de rentabilité de 2005. Alors qu’en 2006, les ventes de son pôle « froid » tiraient la croissance, l’année 2007 a vu une croissance équilibrée entre ses deux pôles. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires global de 154,8 millions d’euros, en progression de 11,9 %, dont une croissance de 12,2% des ventes de son pôle « sec » à 52,3 M EUR et une hausse de 11,7% des ventes de son pôle « froid » à 102,5 M. L’export a représenté 9 % des ventes totales du groupe, quasiment stable notamment en raison du retrait de Tipiak sur « certains marchés de couscous sans grande valorisation », précise Hubert Grouès. Son pôle panification a néanmoins enregistré une accélération de la croissance des ventes à marque Tipiak dans les circuits RHD et international (+20% en valeur).
Interrogé sur d’éventuelles croissances externes, Hubert Grouès a notamment déclaré qu’il « pourrait être intéressant pour le groupe d’avoir une implantation à l’étranger » sans préciser s’il privilégierait les produits secs ou le traiteur-pâtissier. « Nous sommes prêts à regarder toute opportunité » a-t-il ajouté.
Investissement de 36 M sur trois ans
En 2007, Tipiak a poursuivi sa politique d’investissement en engageant notamment
2 M EUR sur son site basé à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, en Loire-Atlantique, 1,1 M EUR pour moderniser ses deux sites dédiés aux plats cuisinés surgelés (Cornouaille, Finistère et Marans, Charente-Maritime). 7 M EUR ont permis d’augmenter des deux tiers les capacités de production des sites dédiés au traiteur-pâtissier, notamment celui de Pontchâteau, et d’installer de nouveaux équipements pour répondre à la croissance de ce secteur d’activité. La capacité d’autofinancement du groupe, qui s’est élevée à 11,5 M EUR, a permis en totalité de financer ces investissements d’un montant global de 12,4 M.
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Pour les trois ans à venir, de 2008 à 2010, le groupe a décidé un nouveau programme d’investissements de 36 M EUR, dont 11 M seront engagés cette année pour augmenter les capacités de production du pôle traiteur et industrialiser des lignes de fabrication, en particulier.
Si Tipiak prévoit de réaliser une croissance de 9% de son chiffre d’affaires sur le premier semestre 2008, il se fixe comme objectif d’atteindre une « croissance régulière des ventes et du résultat net de 7 à 9% par an » entre 2008 et 2010. Il souhaite également maîtriser son endettement, qui a diminué de 15 M EUR en 2007.
Quant à la loi de modernisation de l’économie, Hubert Grouès se dit plus inquiet sur le volet de l’urbanisme commercial que sur la négociabilité des tarifs. « Les marges arrières étaient un système atypique en France. Il était temps de revenir sur les différentes lois. Il me semble qu’il est plus simple de travailler avec des prix nets. Par contre, le volet sur le développement des ouvertures de magasins n’est pour l’instant pas très clair et pourrait plus toucher le consommateur que la refonte des marges arrières ».