Des chercheurs de l’USDA (ministère de l’agriculture étasunien) et leurs partenaires universitaires (universités d’État de l’Iowa, et de Californie à Berkeley et Davis) ont découvert une lignée de tomates développée il y a 30 ans présentant une bonne résistance au virus ToBRFV, indique l’administration américaine le 28 août. Cette lignée de tomate (tomatoNN) développée dans les années 1990, présenterait une résistance au virus, car elle exprime le gène N (issu d’un parent sauvage du tabac) qui confère une résistance au virus de la mosaïque du tabac. « Pour minimiser l’impact du ToBRFV, il est crucial d’identifier de nouvelles sources de résistance génétique permettant de créer des cultivars de tomates résistants », explique Kai Ling, phytopathologiste chercheur à l’ARS dans une récente étude publiée dans le Plant Biotechnology Journal. Les chercheurs ont découvert que la lignée tomatoNN est résistante au ToBRFV à 22 °C, mais que cette résistance diminue à des températures plus élevées, comme 30 °C : « La température est un signal environnemental important qui influence grandement les interactions hôte-pathogène. »
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Détecté en France pour la première fois en 2020, le virus avait donné lieu à onze foyers en 2023. Le virus est passé en organisme réglementé de non-quarantaine (ORNQ) au 1er janvier. La réglementation impose aux producteurs de déclarer tout cas au Service régional de l’alimentation (SRAL), de confiner la zone touchée, de gérer ou éliminer les semences infectées, d’assurer la désinfection et un vide sanitaire, tout en maintenant une vigilance constante via des mesures prophylactiques renforcées.