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Tomate : les producteurs marocains nient la signature d’un accord avec les Français

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Les producteurs marocains de tomates nient avoir conclu un accord avec les producteurs français sur la saisonnalité en marge du dernier salon de l’Agriculture, rapporte le site d’information marocain Bladi le 24 mars. L’Association marocaine des producteurs exportateurs de fruits et légumes (Apefel) s’étonne de la médiatisation faite autour d’un accord devant être signé au salon international de l’agriculture de Meknès en avril prochain. Si la rencontre de Paris entre producteurs marocains et français, et l’idée d’un rapprochement professionnel sont actées, l’Apefel considère que les Français « sont allés trop loin en proposant l’arrêt pur et simple des exportations de tomates marocaines entre avril et octobre ». Les discussions se seraient limitées à la possibilité d’échange périodique de données (surfaces, volumes et prévisions d’exportation) et un travail commun sur les problèmes phytosanitaires.

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Khalid Saidi, président de l’Apefel a même déclaré : « D’un point de vue économique, nous ne pouvons accepter un accord qui porterait un coup fatal à la filière tomate au Maroc. Une telle entente serait contraire aux accords commerciaux entre le Maroc et l’Union européenne, ainsi qu’aux règles de l’OMC et au droit de la concurrence. » Selon l’association marocaine des producteurs exportateurs, « l’idée de s’entendre sur les prix ou de libérer une fenêtre commerciale exclusivement pour les producteurs européens serait préjudiciable au pouvoir d’achat des consommateurs européens ». Dans un rapport publié le 3 février, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) allait plus loin et préconisait une modification du mécanisme du prix d’entrée de l’Union européenne. Contacté par Agra Presse, Légumes de France (FNSEA) n’a fait aucun commentaire.

« Une telle entente serait contraire aux accords commerciaux »