En moyenne, plus de la moitié des tomates marocaines analysées présentaient plusieurs résidus de pesticides, selon une récente enquête du magazine UFC-Que Choisir. L’Espagne fait pire : 80 % présentaient plusieurs résidus de pesticides, contre 15 % des françaises « Et si l’on se concentre uniquement sur les molécules aujourd’hui officiellement reconnues comme dangereuses pour la santé par les autorités européennes (cancérigènes, perturbateurs endocriniens…), près de 40 % de celles importées du Maroc », précise l’association de consommateurs (6 % les tomates françaises). Cette parution a fait réagir le 27 octobre l’Association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Apefel) , rapporte l’agence Ecofin. Elle considère l’enquête comme « sans fondement scientifique » et rappelle que le Maroc n’était concerné que pour 49 notifications signalées sur les fruits et légumes importés par l’Union européenne (UE) entre 2020 et 2025 sur un total de 5 502 signalements, soit moins de 1 %. Pour les producteurs et exportateurs marocains, il y aurait là la recherche d’« instrumentaliser la question sanitaire à des fins économiques ». Les frictions avec les producteurs français de tomate sont en effet nombreuses et régulières qui accusent l’origine chérifienne de concurrence déloyale et de manque de lisibilité quant à l’étiquetage. La France a absorbé 50 % des exportations marocaines de tomates en 2024/2025.
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