À l’occasion d’un point presse à Paris, le producteur marocain de tomates Azura a qualifié de « campagne de dénigrement » l’action des producteurs français qui dénonce une concurrence déloyale, rapporte l’AFP le 17 juillet. Depuis plusieurs mois, ces derniers ont mené plusieurs actions visant les tomates marocaines en grande distribution. « On respecte les règles à la lettre », s’est défendu la directrice générale adjointe d’Azura, Abir Lemseffer, jugeant « choquante » la « stigmatisation » de la provenance marocaine. La production française reproche aux tomates marocaines d’être en partie exemptées de droits de douane (abattement de 60 %) en vertu d’un accord de libre-échange avec l’UE de 2012. Abir Lemseffer a indiqué qu’Azura réglait en France « huit millions d’euros par an » de droits de douanes lorsque le quota d’exportations (285 000 tonnes sur le marché communautaire entre octobre et mai) était dépassé (ce qu’il est systématiquement). La culture marocaine de tomates se voit aussi reprocher de participer à l’épuisement de la ressource en eau dans un pays affrontant la sécheresse. Azura souligne qu’elle irrigue toutes ses cultures d’Agadir avec de l’eau de mer dessalée, et assure vouloir faire de même à Dakhla (Sud du Marroc) dès qu’une usine de dessalement sera opérationnelle.
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