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Tomates : les importations marocaines continuent de progresser

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Les producteurs de tomates français de l’AOPn Tomate et concombre de France constatent, dans un communiqué paru le 29 janvier, que les importations françaises de tomates marocaines ont une nouvelle fois progressé sur la campagne 2022-2023 : 424 690 tonnes ont été importées en France, soit une augmentation de 7,6 % sur un an. Et cela grâce à un accord de libre-échange jugé trop favorable par la filière française : contingent tarifaire à droit nul de 285 000 tonnes du 1er octobre au 31 mai, réduction de tarif de droits de douane ad valorem de 60 % de juin à septembre, prix d’entrée conventionnel de 0,461 euro/kg du 1er octobre au 31 mai. « Un prix d’entrée datant de 2000, même pas indexé sur l’inflation, et ne prenant pas compte de l’évolution variétale des importations marocaines (tomate cerise à forte valeur ajoutée) », s’insurge l’AOPn Tomate et concombre de France. S’ajoute le coût de la main-d’œuvre au Maroc : « Le salaire minimal brut horaire est de 0,81 €, soit un coût employeur de 0,98 €. L’écart avec la France est de 12,79 € ! »

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De plus, ces flux « sont très clairement tirés vers le haut par des enseignes de la grande distribution qui favorisent les offres petits prix au détriment de l’offre française et par des circuits de restauration hors foyer non soumis aux obligations d’affichage de l’origine », relève l’AOPn. Du coup, elle demande un affichage plus visible : impression du drapeau du pays producteur, marquage d’origine du produit apposée sur la face supérieure de l’emballage du produit et mention du pays d’emballage en taille de caractère inférieure à celle du pays d’origine. En outre, l’AOPn note avec satisfaction « que le mouvement de contestation agricole permet de placer dans le débat les conditions aberrantes de certains accords de libre-échange et la question de l’indication de l’origine ».

50 % des tomates marocaines exportées sur l’Europe vont en France