À l’occasion d’une conférence presse le 12 septembre, l’entreprise de biotechnologies Toopi Organics a annoncé avoir levé 16 M€, dont 11 M€ auprès de fonds privés. « Ces fonds vont permettre à Toopi Organics d’étendre son réseau de collecte d’urine humaine, de développer trois nouveaux biostimulants urino-sourcés et de construire deux usines de transformation d’une capacité de 1 million de litres par an chacune, implantées en France et en Belgique », précise le communiqué de presse de l’entreprise. Pour l’heure, le produit développé par Toopi Organics est produit au sein d’une unité pilote installée à Loupiac-de-la-Réole (Gironde). D’ici 2027, l’entreprise espère ainsi atteindre un chiffre d’affaires de 15 M€ contre 100 000 € aujourd’hui.
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Créée en 2019, l’entreprise s’est fait connaître grâce au Lactopi Start. Pour fabriquer ce biostimulant, de l’urine humaine est utilisée comme milieu de culture de la souche bactérienne Lactobacillus paracasei, qui s’y multiplie par fermentation. Selon Toopi Organics, cette rhizobactérie permet notamment une meilleure « solubilisation du phosphore présent dans le sol ». Bénéficiant d’autorisations de mise sur le marché dans six pays européens, le produit est d’ores et déjà commercialisé en Belgique via la coopérative agricole SCAM. Quant à la commercialisation en France, « elle débutera en octobre avec le distributeur Qualifert », a précisé Alexandra Carpentier, d.g. de Toopi Organics. Parmi les financeurs figure le fonds singapourien VisVires New Protein, déjà investisseur historique de la start-up Ynsect (fertilisants et aliments issus d’insectes). Toopi Organics a également reçu 3,8 M€ de l’Ademe et 1,1M€ de subventions France 2030 accordées par Bpifrance.