Via leurs filiales respectives, les groupes Invivo et Total ont annoncé, par un communiqué le 4 mars, qu’ils allaient collaborer au développement de l’agrivoltaïsme, c’est-à-dire la production photovoltaïque sur des terres agricoles. Ensemble, ils s’engagent à créer « une cellule de recherche et développement sur l’évolution de l’agrivoltaïsme », à « collaborer avec les acteurs du monde agricole afin de mieux identifier les enjeux et leur proposer des solutions réalistes et réalisables » ; et à « appuyer à la définition de modèles économiques concrets pour les projets ». Deux cents hectares de terrains agricoles auraient été identifiés comme « pouvant bénéficier des installations solaires ». Total se dit prêt à fournir les solutions adaptées : ombrières, pare-vents, panneaux sur trackers ou encore installations d’autoconsommation conventionnelles.
En juin 2018, le secrétaire d’État à la Transition écologique Sébastien Le Cornu avait annoncé un « doublement des volumes d’appels d’offres pour l’agrivoltaïsme ». Une décision prise « sous la pression des gros opérateurs énergéticiens », avait alors réagi le président de l’Apepha (agriculteurs producteurs d’énergie solaires) Pascal Chaussec. De son côté, la FNSEA avait mis en avant son opposition aux installations au sol disposées en champ, à l’exception des parcours d’élevage.
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L’Apepha et la FNSEA craignaient que les agriculteurs ne profitent pas de ces mesures en raison de la baisse des tarifs, qui ne permet pas aux installations portées par des agriculteurs (de petite taille en général) de trouver de la rentabilité. À cause de cette baisse des tarifs, ils constatent une baisse des projets agricoles.
Pour les agriculteurs, le rachat de l’électricité photovoltaïque se fait selon deux régimes, rappelait l’Anepha : pour les puissances inférieures à 100 kWc (toitures de 650-700 m2), un tarif réglementé – plutôt stable – qui atteint actuellement 11,3 cts/kWh. Et pour les projets au-delà de 100 kWc, un régime d’appels d’offres publics à tarif libre – plutôt variable, qui a chuté à 8 ct/kWh.