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DISTRIBUTION /STRATEGIE Toupargel veut faire de 2012, l’année du rebond

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« Nous espérons retrouver un niveau de croissance inconnu depuis cinq ans, mais nous restons assez prudents, tout en misant sur une activité légèrement supérieure à celle de 2011 », a estimé, devant la presse, Roland Tchénio. Ce serait effectivement un retournement de tendance car le chiffre d’affaires de l’année s’affiche à 339,2 millions d’euros, en retrait de 12,3 millions.

Ce recul des ventes est imputable à l’activité surgelés qui, avec 318,5 millions recule de 3,8%, tandis que les ventes en ligne de frais et épicerie, via Place du Marché, tirent mieux leur épingle du jeu avec une croissance de 1,7% à 20,7 millions d’euros. L’ensemble des activités a souffert d’une hausse des coûts opérationnels, tant pour les frais de vente, de prospection, de livraison (avec la hausse du prix du fuel) qui ont réduit la marge commerciale qui est passée, sur un an, de 201,3 à 194,1 millions d’euros. La baisse des ventes s’explique par une perte de clientèle qui s’est accélérée au dernier trimestre et a vu, sur l’année, le nombre de clients actifs reculer de 2,0% à 1 216 000 pour les surgelés et gagner 1,3% pour le frais à 46 850. L’autre fait marquant pour le surgelé concerne le nombre de commandes livrées qui recule de 5,4% à 6 637 250, soit une fréquence des commandes de 5,5 fois par an, contre 5,7 en 2010. Le point positif est un renchérissement du panier moyen qui passe de 47,2 à 48,0 euros.

Faire face à un environnement concurrentiel
Toupargel évolue dans un marché hautement concurrentiel. Le segment des surgelés représente un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros, dont 1 milliard pour les livraisons à domicile. Ce dernier est encore dominé par le groupe de Civrieux d’Azergues (69) qui occupe 32% de celui-ci, devant Thiriet (23%), Maximo (16%), Argel (7%) et Picard (2%). Outre la concurrence de la vente à domicile, Toupargel doit affronter l’offensive de la grande distribution qui développe de plus en plus une activité de « cybermarchands » et au « drive », même si cette activité n’est pas encore totalement rentable. Les magasins spécialisés comme Picard ou Thiriet ont également des positions dominantes. Dans ce contexte, Toupargel entend poursuivre son plan stratégique « Cap 2013 ». Cela passe par la poursuite de la rationalisation des zones de livraison et une amélioration de l’offre de service au client : un effort a déjà été entrepris qui a permis de livrer désormais 72% des clients 3 fois par semaine. Le groupe entend également poursuivre le développement de ses produits à marque propre qui ont pesé 49% du chiffre d’affaires en 2011, contre 40% en 2010. Il entend également développer des gammes de niche, dans la santé, le bio, les produits halal ou cacher. Le groupe se dit « en ordre de marche » pour affronter 2012, d’autant qu’il a réduit son endettement net à 9,0 millions, comparativement à 12,3 millions au 31 décembre 2010.

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