Conclu en décembre 1997, le protocole de Kyoto impose aux 37 pays industrialisés qui l’ont ratifié (et à l’UE) de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2 (mais aussi le méthane, le protoxyde d’azote et les gaz fluorés). Il met en place des outils et des objectifs pour la mise en œuvre de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) adopté en 1992 à Rio de Janeiro. Les pays en développement, Chine et Inde en tête, en sont exonérés, car les pays du nord sont considérés comme les responsables historiques de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère. Une situation largement remise en cause aujourd’hui surtout que la Chine est devenu le premier émetteur de GES depuis 2007. Les Etats-Unis ont signé le protocole mais celui-ci n’a jamais été ratifié par le congrès américain. La conférence de Copenhague organisée sous l’égide de l’ONU du 7 au 18 décembre doit aboutir à un nouvel accord multilatéral ambitieux qui s’appliquera à partir de 2013. Cette réunion fait figure de date limite pour atteindre un accord qui puisse être approuvé et ratifié dans un délai suffisant pour pouvoir entrer en vigueur à l’expiration du Protocole de Kyoto fin 2012.
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