Distributeurs mais aussi Danone, Bel, Sodiaal, Lactalis, Even, etc., de même que les syndicats de producteurs étaient convoqués le 25 février à Matignon par Manuel Valls, en présence d’Emmanuel Macron et de Stéphane Le Foll. « La proximité du Salon international de l’agriculture n’est pas étrangère à ce rendez-vous », admettent certains participants à la réunion, « tout comme la présence à Paris aujourd’hui de Phil Hogan ». Selon Josian Palach, secrétaire national de la Confédération paysanne, les ministres ont de nouveau « évoqué la possibilité de modifier la loi de modernisation de l’économie (LME) si les négociations commerciales se passaient mal ». Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le confirme : « Les producteurs doivent retrouver une partie de la valeur ajoutée, sinon le gouvernement utilisera la législation pour amener des contrats tripartites ». Les représentants de la distribution ont également insisté pour rentrer au Cniel (Interprofession laitière). La veille, dans un communiqué, la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) soulignait la nécessité « d’éviter toute stigmatisation et toute déclaration irresponsable ». Dans un contexte de « climat passionnel », le syndicat appelle à « la responsabilité » des acteurs de la filière et à ce que chacun facilite par son discours « l’apaisement nécessaire à l’amélioration de la situation ». Il précise aussi que « les discussions sur le prix du lait entre producteurs et transformateurs doivent se faire dans le cadre de relations contractuelles bilatérales et souhaitent une coordination des pouvoirs publics avec les autorités de concurrence compétentes en vue de s’assurer du bien-fondé de leur action ».
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