Traçabilité > La société Trace One entame une deuxième phase de son développement, a-t-elle annoncé en marge du salon Traçabilité. L’éditeur de logiciels, qui était parti d’abord à l’assaut du marché des fournisseurs de MDD, se lance à l’international et dans le secteur non alimentaire.
Créée en 2000 pour faire référence dans le secteur agroalimentaire au moment où ce secteur découvrait les obligations de traçabilité, l’entreprise dirigée par Jérôme Malavoy s’est polarisée sur la mise en ligne de cahiers des charges pour les produits de grande consommation et la restauration collective. Trace One a vite fait impression en décrochant coup sur coup comme premiers clients Carrefour, Auchan et Casino ainsi que, du même coup, 500 industriels fournisseurs (soit 10 000 références produits). Assurant que son architecture a été choisie pour être compatible avec les standards EAN- GS1 (DESADV, EAN 128, SSCC), Trace One estime son dispositif «en ordre de marche», selon ce qu’a indiqué récemment Jérôme Malavoy : 200 utilisateurs se connectent au portail chaque jour et font au cas par cas appel aux supports métiers et aux supports techniques de Trace One.
En démarrant cette année une activité internationale (avec la centrale de Carrefour) et en se lançant sur le non-alimentaire (produits d’hygiène notamment), Trace One compte aller plus loin et fédérer 600 industriels et près de 6.000 références supplémentaires.
Trace One confirme par ailleurs des négociations en cours avec trois autres enseignes en France et deux autres pays européens.
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Enfin, une innovation importante est actuellement en test concernant la transmission électronique du numéro de lot UVC à un coût réduit : actuellement il en coûte entre 100 et 600 000 euros de faire en sorte que, à un moment donné, en inscrivant le numéro de lot sur le format électronique du bon de commande, l’information soit transmise de l’industriel au distributeur. Or, il s’agit d’une nécessité dans le cas des MDD où la responsabilité est partagée entre les deux.
C’est ce coût encore trop élevé qui explique que seulement 10% des industriels ont franchi le pas, observe Jérôme Malavoy. Un brevet devrait être déposé prochainement par Trace One pour protéger ses trouvailles.