«Nous souhaitons des stockages longue durée dans des zones militaires actives afin d'éviter de voir la paille partir en fumée », expliquait la FNSEA, le 12 juillet. Faire brûler de la paille semble très tentant pour les pyromanes ou des jeunes en mal d'amusement. À Brive, de la paille stockée, déplacée par le train, a déjà brûlé, mettant à mal la fourche d'un télescopique, soit 10 000€ de matériel perdu. Selon la FNSEA, à Etampes, un stock de paille aurait également déjà brûlé. Tony Cornelissen, président de la FDSEA de Corrèze, et la FNSEA reviennent sur toutes les autres difficultés de l'opération « train de paille » : les 10 jours passés par la dizaine de bénévoles hors de chez eux, les 2 000 km en 15 jours, le logement des bénévoles sur place, la gestion des camions de l'armée dans l'Essonne, une gare de desserte au lieu de 6 dans le Massif Central, les effectifs réduits chez les transporteurs du fait des vacances, le transport de matériel agricole (presse à balle carré) des zones d'élevage vers les zones de céréaliculture, la difficulté pour trouver ce matériel puisque les éleveurs possèdent surtout des presses à balles rondes, etc. Plus globalement sur l'« opération paille », d'autres soucis s'annoncent. Un communiqué de presse du 5 juillet de la FNSEA affirme que 900 000t de paille ont été contractualisées. Il en manquerait encore 300 000t.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.