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Train des primeurs : toujours pas de candidat pour la gestion

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Dans sa réponse à une question posée en octobre par le sénateur communiste Pascal Savoldelli (Val-de-Marne) portant sur l’avenir du « train des primeurs », le ministère des Transports indique le 6 février qu’« aucun dossier n’a été déposé au 1er décembre 2024 » en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par l’État en mai. Cet AMI portait sur une nouvelle solution d’acheminement « idéalement en transport combiné », une fois le terminal de Rungis livré. L’arrêt anticipé de la circulation des trains avait été décidé fin juin 2024 pour permettre la construction d’une nouvelle gare multimodale à Rungis appelée à remplacer la gare qui accueillait le train des primeurs – sa construction doit s’achever fin 2025/début 2026). « L’orientation du transport ferroviaire des flux primeurs entre Perpignan et Rungis vers la technique du transport combiné a fait, en effet, consensus auprès des acteurs du marché », rappelle le ministère. L’État accompagne ce projet et finance les travaux pour environ 15 millions d’euros.

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À l’autre bout de la ligne, des travaux sont aussi en cours, pour rénover et moderniser le terminal de Perpignan-Saint-Charles. Là encore, l’État met la main à la pâte. « Le Contrat de plan État Région Occitanie prévoit une participation de l’État, seul acteur à avoir pris, pour l’instant, des engagements sur ce projet, à hauteur de 4,3 millions d’euros, sur un investissement total de 8,5 millions d’euros », souligne le ministère. Et d’avertir qu'« au-delà de l’implication de l’État, la mobilisation de l’ensemble des acteurs reste indispensable pour construire une solution de transport durable correspondant à leurs besoins ». Lancée en 1986, supprimée entre 2019 et 2020, relancée en 2021 par Jean Castex alors Premier Ministre, cette ligne avait déjà fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) en juillet 2023, qui n’a pas abouti.

« Aucun dossier n’a été déposé au 1er décembre 2024 »