Dans un communiqué le 12 juin, l’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) a appelé les « pouvoirs publics et la SNCF à clarifier leurs intentions » sur le maintien de la ligne de fret ferroviaire Perpignan-Rungis, menacée de disparition. Cette ligne avait permis d’acheminer 138 000 tonnes de fruits et légumes en 2017 mais le contrat engageant les principaux transporteurs (Rey et Rocca) et Fret SNCF devait se terminer au mois de juin 2019, son renouvellement supposant un investissement de 20 M€ pour l’achat de nouveaux wagons. Devant la perspective d’un report du transport des marchandises par camions, le ministère des Transports avait convoqué les différents acteurs concernés le 17 mai dernier, avant d’annoncer qu’il n’y aurait « pas d’interruption de cette liaison ferroviaire fin juin » et la mise en place d’un programme de travail permettant de déboucher « sur une solution ferroviaire pérenne d’ici la fin de l’année ». Des annonces dont l’effectivité a depuis été contestée, notamment par plusieurs élus d’oppositions (EELV, FI, PCF…) ou des syndicats (CGT). « C’est à la SNCF – et par voie de conséquence au gouvernement que revient la responsabilité d’engager » des démarches pour proposer des « solutions ferroviaires alternatives » répondant « aux enjeux et contraintes de la filière » dans les discussions en cours, estime Interfel dans son communiqué. Et d’avertir que l’arrêt de la ligne « représenterait un signal extrêmement négatif envoyé à la société ».
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