Huile > Tramier, la marque française de l’espagnol Borges, mise sur les huiles de graines biologiques, un marché de niche très dynamique. C’est aujourd’hui la seule marque nationale à se placer sur ce créneau.
Tramier, numéro trois en France de l’huile d’olive conventionnelle ou biologique en grandes surfaces (40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, dont la moitié avec les huiles), veut renforcer sa notoriété dans les huiles de graines et les mélanges. Déjà présent dans les rayons avec les huiles de colza, de tournesol et de pépin de raisin, ainsi que 3 mélanges, Tramier lance désormais des déclinaisons biologiques : une huile de tournesol et un mélange de 3 huiles (tournesol, colza et olive). « Les huiles de graines biologiques sont un marché de niche qui connaît un très fort développement, et nous sommes la seule marque nationale à nous lancer », explique Marie-Laure Guieysse, directrice marketing de Tramier. En effet, les ventes d’huile de graines biologiques représentent 1,2 % des volumes (2173 tonnes) d’huiles de graines vendus en GMS (1,7 % valeur, 3,4 millions d’euros). Mais cette niche est en fort développement (+25 % en valeur), et excepté Cauvin, il n’y a pas de grande marque sur ce créneau.
Pour lancer ces nouveaux produits, Tramier veut capitaliser sur l’origine France du tournesol et du colza (l’huile d’olive vient d’Espagne) qui sont ensuite travaillés dans l’usine de la maison mère Borges près de Barcelone, sachant que Tramier n’a pas de site industriel dans l’Hexagone (le siège est à Aix-en-Provence). La marque, qui tient à l’approvisionnement en graines récoltées en France, est actuellement en recherche d’une huile de colza vierge et biologique, afin de pouvoir lancer une référence 100 % colza bio. « Les dégustations que nous avons faites jusqu’à aujourd’hui ne nous ont pas satisfaits, ce qui nous oblige à différer ce lancement à l’année prochaine », explique Marie-Laure Guieysse.
Numéro 3 de l’huile d’olive en France
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La filiale de Borges en France, un groupe familial espagnol qui a réalisé 744 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, compte atteindre d’ici une année une part de marché de 10 % de l’huile de graine biologique. Soit bien plus que sa place dans l’huile d’olive biologique, de 5,5 % en valeur, mais sur un marché plus important (83,8 millions d’euros).
Fort de son expérience dans l’huile d’olive bio où il est le troisième acteur après Carapelli et Puget, avec un prix légèrement inférieur à ses concurrents, Tramier veut aussi se faire une place parmi les olives de table biologiques. Comme pour les huiles de graines biologiques, il s’agit d’un micro-marché d’un million d’euros, soit 1 % du marché de l’olive de table en GMS (+28 % en un an). Là aussi, Tramier veut se faire un nom en lançant trois références d’olives vertes : dénoyautées, dénoyautées ail et persil et farcies au poivron. Pour se fournir, Tramier n’a pas pu faire appel à ses fournisseurs habituels comme le Maroc, où l’offre en olives de table biologiques n’est pas développée. Elle a dû s’approvisionner en Grèce, et a fait appel à un conserveur français pour la mise en bocaux en verre.