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Agriculture biologique Transformateurs et distributeurs bio s’orientent vers une qualité globale

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Les adhérents du Synabio, syndicat qui réunit des entreprises de la transformation et de la distriburion bio française, ont décidé de s’engager à respecter des pratiques vertueuses à tous les niveaux et à le faire savoir pour valoriser leur travail. Ils vont mettre en place un label « bio entreprise durable » qui prendra en considération tous les aspects de leur activité : économique, social et environnemental.

Un produit peut afficher qu’il respecte le bien être-animal, un autre qu’il pratique le commerce équitable ou qu’il offre plus de qualités nutritionnelles. Ce marketing, associé à des prix plus bas, pourrait-il détrôner la bio comme le redoute IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements) Europe ? La filière n’a pas envie d’attendre pour le savoir. Un nouveau label « bio entreprise durable », validé le 17 septembre en assemblée générale du Synabio (1), lui permettra de faire savoir que la bio est un système complet qui réunit sans doute le plus de qualités. Ce label, qui ne sera pas mentionné sur les emballages, s’obtiendra par le respect d’un code de bonnes pratiques, sur une base volontaire. Pour suivre ce code, un outil a été mis au point : une grille de diagnostic complète permettant une approche globale. Tous les critères sont concernés : le comportement social de l’enteprise, ses relations avec les fournisseurs, ses efforts pour respecter l’environnement (dans son activité, ses emballages, ses mode de transports…) et le bien-être animal… Toutes les attentes de la société s’y retrouvent : recherche du « zéro carbone », engagement dans les énergies renouvelables, approvisionnement local ou régional, qualité et authenticité des produits, transparence… Pour le Synabio, cette démarche inciterait à un progrès continu au-delà du cahier des charges AB et permettrait à la filière de conserver une longueur d’avance. Les adhérents sont d’autant plus concernés aujourd’hui que le hard discount et la restauration rapide s’intéressent de plus en plus aux produits bio, avec le risque de tirer les prix vers le bas, entraînant les conséquences déjà observées en agriculture conventionnelle.
Deux autres projets ont également été validés : l’analyse du cycle de vie des produits bio et la comparaison des qualités organoleptiques des produits bio et des produits conventionnels, projets qui seront menés avec des partenaires économiques et des organismes de recherche.
(1) Le Synabio, syndicat des entreprises de l’agriculture biologique, compte 110 adhérents parmi lesquels des transformateurs (38%) et des distributeurs. En transformation, les membres du syndicat regroupent 250 sites. En distribution, sont adhérents les franchisés La Vie Claire, le réseau Biocoop…

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