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Pratiques agricoles Transition écologique et emploi : l'agriculture en première ligne

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Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a voté le 26 mai un projet d'avis sur les conséquences de la transition écologique sur l'emploi. Il en ressort que peu de métiers nouveaux devraient émerger et que l'essentiel des changements sera lié à une évolution des pratiques pour les professions déjà existantes. L'avis recense celles qui seront directement touchées ; parmi elles, l'agriculture.

Autosaisi en juillet 2014, le CESE a adopté le 26 mai un avis sur « l'emploi dans la transition écologique ». Il dresse un bilan des avancées déjà observables dans les secteurs d'activité concernés et liste un ensemble de préconisations pour « faire de la transition écologique un levier pour l'emploi en France ».

Le CESE estime que le changement de pratiques exigé par la loi de transition écologique va nécessiter une évolution des compétences dans plusieurs filières. Quatre sont particulièrement concernées : le bâtiment, l'agriculture, les énergies renouvelables et le tri des déchets.

Recherche et formation : deux investissements prioritaires

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Dans la filière agricole, si le rapport constate que la formation initiale et continue tend à prendre en compte les évolutions liées à la transition écologique, il apparaît cependant que les formateurs présentent encore les techniques agroécologiques comme des alternatives « pionnières ». Pour le CESE, « l'enjeu est de passer (…) au changement généralisé pour l'ensemble des exploitations agricoles ». Il semble donc nécessaire « d'accompagner les chefs d'exploitation dans la conduite du changement de leur système de production, de poursuivre la formation des formateurs et des conseillers et d'anticiper l'impact de la transition écologique sur les salariés ».

Les rapporteurs de l'avis soulignent l'importance de la mise en place d'un nouveau modèle économique soutenu par l'action publique. Afin de pérenniser un système inspiré des « innovations et du développement des nouvelles techniques », le CESE conclut que « les efforts devraient principalement porter sur la recherche, l'expérimentation et la formation, la transmission et la diffusion des savoirs agronomiques dans le cadre de solidarités agricoles ».