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Transport animal : les États membres, aussi, remettent le texte en question

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Déjà très décriée au Parlement européen, la proposition de règlement sur le transport des animaux d’élevage, est aussi attaquée au Conseil de l’UE. Un document présenté le 26 mai, à l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, par l’Italie et signé par plusieurs pays (Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Portugal et Roumanie) attire l’attention « sur l’impact socio-économique négatif de certaines des mesures proposées sur les productions animales et, par conséquent, sur la sécurité et la souveraineté alimentaires de l’UE ». L’Espagne et l’Allemagne ont également apporté leur soutien à cette déclaration. La quinzaine de pays prévient qu’il faut éviter d’imposer aux agriculteurs et aux autres opérateurs des coûts supplémentaires injustifiés qui vont à l’encontre de l’objectif affiché de renforcement du secteur de l’élevage. Ils pointent une proposition qui désavantage clairement certains États membres, en raison de leur géographie (îles, zones montagneuses ou reculées) ou de leurs conditions climatiques spécifiques. Dans sa note, l’Italie souligne aussi que les nouveaux paramètres peuvent compromettre le commerce des animaux vivants et entraver la capacité de certains États membres à maintenir leurs exportations actuelles vers des pays tiers.

Lire aussi : Transport animal : les eurodéputés tentent d’avancer malgré de fortes réticences

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Seuls quelques pays défendent encore la proposition de la Commission européenne. À commencer par le Danemark, qui prendra la présidence du Conseil de l’UE à partir du mois de juillet et qui espère sauver ce texte. Le commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal est, lui aussi, « pleinement conscient » des difficultés rencontrées par ce texte. Il promet que la révision devra permettre à la production et au commerce de bétail de se poursuivre avec un minimum de perturbations et de charges administratives. Et de rappeler qu’il faudra imposer des règles équivalentes aux importations d’animaux dans l’UE.