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Salon des vins de Loire Travailler l’image des vins de Loire à travers le regard des étrangers

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Rien de tel que le regard des acheteurs étrangers pour valoriser l’image des vins de Loire. Ce regard permet de savoir quels sont les points forts à mettre en valeur et les points faibles à corriger. C’est le thème d’un débat qui s’est tenu le 5 février au salon des vins de Loire, qui s’est tenu à Angers du 4 au 6 février.

Se tenir à l’écoute du jugement des acheteurs de vins étrangers est très utile pour bien travailler l’image d’un vin, de Loire en l’occurrence, ont indiqué Vincent Pousson, chroniqueur et bloggeur sur le vin, et Émilie Félix, fondatrice de Clé des vignes, agence qui organise des séjours éducatifs dans les vignobles. « Il faut s’intéresser à ce que disent les Singapouriens sur le vin.  Singapour est en train de remplacer Londres comme plaque tournante des modes », a souligné Vincent Pousson, rappelant que c’est un Singapourien qui a racheté le guide Parker, guide créé par un Américain, qui donne le « la » de la culture mondiale du vin, à travers une sensibilité anglo-saxonne. « Singapour est une ancienne colonie britannique, influencée par la connaissance du vin qu’ont les Anglais. J’y ai vu des connaisseurs très pointus ».

Le vin, sujet d’enseignement au Royaume-Uni

Or, la conception britannique du vin est particulièrement intéressante : « La London School of Economics a, dans son programme d’enseignement, un cours sur le vin. En France on tend à ravaler le vin au niveau de l’alcool », a commenté Émilie Félix. « En France on considère, à tort, qu’on n’a pas à apprendre ce que disent les autres sur le vin », a résumé Vincent Pousson.
La Wine & Spirit Education Trust (WSET), école financée par les importateurs anglais de vin, dispense des cours d’œnologie et de sommellerie, sanctionnés par un « diploma », certificat qui est situé entre le niveau du BTS et le niveau de la licence, a renchéri Audrey Domenach, chroniqueuse à la revue Viti, témoignant : « Les vins de Loire, je les ai découverts en Grande-Bretagne ».
Enfin, le regard d’autres professions que la profession vitivinicole est intéressant à connaître. Audrey Domenach a cité le fabricant en chocolat Valrhona, qui fait du négoce de vin à côté de son activité principale, en associant certains vins à des spécialités de chocolat.
Pour Pierre Aguilas, président du salon, les vins de Loire ont plusieurs cartes à jouer, en évitant d’être en concurrence avec les vins de Bordeaux et de Bourgogne : le cabernet rosé d’Anjou, les vins moelleux tels les Côteaux du Layon et les vins effervescents.
Le salon des Vins de Loire, organisé par Angers Expo Congrès et soutenu par les interprofessions de Loire (InterLoire et le Bureau interprofessionnel des vins du Centre, BIVC), a renoué avec l’affluence. Il a repris son rythme de croisière avec 15 à 20 % de visiteurs en plus par rapport à l’édition 2012, « notamment auprès de la clientèle étrangère », a indiqué Pierre Aguilas. Environ 9 000 visiteurs français et internationaux ont été accueillis pour cette 27e édition dont 165 journalistes.

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