Serge Briand et Olivier Baron, anciens propriétaires de Delicelight (produits à base de soja) accusent Triballat Noyal, à qui ils ont cédé l'entreprise en 2009 pour 420 000 euros, d'avoir organisé son insolvabilité, a révélé Le Journal des Entreprises le 2 octobre. Les deux entrepreneurs, qui réclament le paiement de deux des trois échéances que Triballat ne leur a pas encore réglées, ont obtenu gain de cause en première instance et en appel pour la deuxième échéance (la procédure judiciaire est en cours pour la troisième). Olivier Clanchin, qui n'a pas souhaité commenter cette affaire dans nos colonnes, s'est pourvu en cassation. Précisons que le jugement en appel, que nous nous sommes procuré, est exécutoire, ce qui signifie qu'il doit être appliqué même si la Cour de cassation est saisie. Mais selon nos confrères du Journal des Entreprises, il n'a toujours pas payé la somme qu'il doit à Serge Briand et Olivier Baron. Ces derniers ont donc décidé d'intenter une nouvelle action en justice, cette fois-ci au pénal. Une audience aura lieu au tribunal correctionnel de Rennes le 10 novembre dans le cadre de la procédure qu'ils ont lancée à l'encontre de Triballat, qu'ils accusent d'avoir organisé les conditions d'insolvabilité de Delicelight. Selon eux, les arguments mis en avant par Olivier Clanchin pour justifier le non-remboursement des échéances auraient dû conduire à la liquidation immédiate de Delicelight. Or, la société n'a été placée en liquidation que beaucoup plus tard, en 2015. Triballat Noyal, actif dans les produits bio (Vrai, La Bergerie, Sojade…), les produits à base de soja (Sojasun) et le fromage (Petit Billy, Merzer…), annonce 250 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2014 et emploie environ 900 personnes.
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