Alors que les produits de Triballat-Noyal sont déjà exportés dans 26 pays, l’entreprise bretonne a annoncé le lancement de sa première franchise en Chine. Si l’expérience est fructueuse, cela pourrait être le premier pas vers de nouveaux marchés.
Exporter un savoir-faire plutôt qu’un produit, c’est le principe de la dernière opération de Triballat-Noyal en Chine. Le groupe breton vient de lancer sa première franchise Sojasun grâce à un partenariat avec YangYuan. « Cette société cotée en Bourse (sur le Shanghai Stock Exchange, ndlr) réalise un chiffre d’affaires de près de 1 milliard d’euros », avec son produit phare, une boisson aux noix commercialisée sous la marque Six Walnut, précise Triballat-Noyal dans son communiqué.
Pour conquérir ce marché de 1,4 milliard d’habitants friands de soja, le choix du groupe breton s’est naturellement porté sur Sojasun, sa marque la plus exportée. YangYuan commence par produire et commercialiser deux produits de la marque française, Sojasun nature et Sojasun chocolat. Une offre amenée à s’étoffer progressivement pour coller au plus près des goûts locaux. « On se réserve la possibilité de proposer des produits adaptés au marché local », glisse Jérôme Niay, responsable technique Franchise chez Triballat-Noyal. Avec toutefois les mêmes exigences que pour ses produits en France, à partir de soja non-OGM cultivé localement. « YangYuan a l’intention de devenir numéro un des boissons végétales dans son pays et nous sommes là pour l’accompagner. »
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Cette opération permet au groupe de Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine) de « conjuguer exportation et production locale, afin de ne pas faire exploser le bilan carbone de nos produits », souligne le responsable technique. Jusqu’alors, Triballat-Noyal avait en effet privilégié le modèle de l’export à destination de quelque 26 pays européens, qui représente 13 % de son chiffre d’affaires annuel de 325 millions d’euros. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont aujourd’hui ses plus gros marchés. La société bretonne y a même implanté des équipes commerciales et marketing afin « d’affiner les gammes de produits aux goûts locaux », précise Jérôme Niay. Pour lui, cette opération n’est que la première d’une longue série. « Cette première franchise en Chine crée aussi de l’intérêt pour ce modèle-là dans la région », reconnaît Jérôme Niay. Ainsi, d’autres franchises sont déjà en projet en Asie mais aussi en Amérique du Nord et en Amérique Latine.