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Pommes de terre Trois mois pour trouver un accord interprofessionnel sur les plants

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Le ministère de l’Agriculture donne trois mois à la filière pommes de terre pour trouver un accord interprofessionnel sur les plants, pierre d’achoppement entre les producteurs de pommes de terre et leurs fournisseurs que sont les producteurs de plants.

 Le débat organisé à Paris par le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT) le 25 novembre à Paris a été « nourri, long et riche », a commenté Bernard Mathon, chef du bureau de la sélection végétale et des semences. Le GIPT a convié les différentes familles de la profession de la pomme de terre industrielle (pour la féculerie et l’alimentation : frites, chips, snacks, déshydratés) à une journée d’études sur le thème « La filière plants de l’amont à l’aval ».

Deux médiateurs sur la question des plants fermiers

Après sept ans de discussions entre producteurs de pommes de terre et producteurs de plants, le ministère de l’Agriculture, représenté ce jour-là par Bernard Mathon, a annoncé la nomination de deux médiateurs. MM. Bigre et Berthommeau, deux ingénieurs du Gref (Génie rural et eaux et forêts), devront mettre d’accord les professionnels sur un moyen de faire contribuer à la recherche les agriculteurs qui produisent des plants fermiers et de trouver un cadre qui convient.

L’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont mis au point un système par lequel les plants fermiers cotisent à la sélection variétale, a rappelé Jacques Gennatas, de la direction générale de la Santé à la Commission européenne. Les producteurs de pommes de terre français n’y sont pas hostiles, mais ils ne veulent pas des quotas de production de plants fermiers par variétés, qu’envisagent les producteurs de plants. Ces derniers voient dans des quotas de production fermière une façon d’éviter une multiplication anarchique de certaines variétés.

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Le ministère de l’Agriculture veut mettre en place un système comparable à celui qui fonctionne pour le blé, par lequel les producteurs qui resèment

une partie de leur récolte versent des royalties aux obtenteurs. Les pouvoirs publics souhaitaient que le dispositif fonctionne d’abord pour le blé.

C’est chose faite depuis 2001. La pomme de terre est la prochaine étape, a souligné M. Mathon.