Abonné

Trois OP laitières claquent la porte de l’AOP Sunlait (Savencia)

- - 2 min

« Nous n’avions plus la même ligne de conduite que Sunlait », lâche Claude Marchais, président démissionnaire de Sunlait confirmant à Agra Presse le départ de trois nouvelles organisations de producteurs (OP) de l’Association d’OP Sunlait livrant à Savencia. Il s’agit de l’OP Perreault, l’OP Les laitiers du Val de Loire (ALVL) et de l’association des livreurs de lait Clepso Bongrain Savigné-L’Evèque (ALLCBS) représentant au total 400 adhérents et 250 millions de litres de lait. « Nous voulons sortir de la logique de confrontation totale avec Savencia et fusionner en une unique OP, plus locale », explique l’éleveur.

Quelques mois plus tôt, c’était l’APCVA (Haute Loire, lait de montagne) qui quittait l’organisation. Les dissensions font rage alors que l’AOP se trouve aujourd’hui en situation d’impasse pour négocier un nouvel accord-cadre avec Savencia, les dix mois de médiation ayant échoué. Jusqu’ici Sunlait représentait 850 millions de litres et la quasi-totalité des livreurs en direct de Savencia. Un exemple pour la filière alors que les producteurs sont de plus en plus incités par les pouvoirs publics à se regrouper pour peser dans les négociations commerciales face à leur premier acheteur.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Lire aussi : Fin de médiation non conclusive pour la laiterie Savencia et l’AOP Sunlait

« Il y avait des divergences de point de vue mais c’est la démocratie », commente Denis Berranger, vice-président de Sunlait, qui déplore ces départs. « Nous avons travaillé depuis dix ans à massifier l’offre pour avoir un pouvoir de négociation plus important face à l’entreprise. C’est dommage d’en arriver là », soupire-t-il. Des discussions doivent encore avoir lieu pour acter le départ définitif des trois OP. Leur adhésion à Sunlait a en effet été renouvelée l’année dernière pour une durée d’engagement de cinq ans.

« Nous voulons sortir de la logique de confrontation totale »