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Chaîne alimentaire Trois options pour l’étiquetage de la viande fraîche en Europe

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Alors que certains États membres demandent un étiquetage de l’origine des viandes utilisées dans les produits transformés (1), la Commission européenne cherche pour l’instant à trouver une solution pour l’étiquetage de la viande fraîche de porc, de volaille, de mouton et de chèvre qui doit être mis en place à partir de décembre 2014.

Au plus tard le 13 décembre 2013, la Commission européenne doit renforcer l’étiquetage des viandes fraîches en imposant la mention d’origine des produits pour le porc, la volaille, les ovins et les caprins pour une entrée en application de ce nouveau dispositif au plus tard le 13 décembre 2014. Pour la viande bovine, cet étiquetage est obligatoire depuis la crise de la vache folle.
Une étude d’impact est en cours de réalisation. Elle devrait permettre d’éclairer sur la faisabilité, les coûts et les bénéfices des différentes options sur la table qui sont au nombre de trois, selon un document de la direction générale de l’agriculture transmis aux parties prenantes du secteur. Première possibilité, un étiquetage « origine UE » des animaux élevés (durant une période à déterminer) et abattus en Europe. D’autre part, la viande fraîche pourrait être étiquetée avec le pays d’origine où l’animal a été élevé (durant une période à déterminer). Dans ce cas, si la période d’élevage est insuffisante c’est la première option (origine UE ou non-UE) qui s’applique. Troisième possibilité : mettre en place le même système que pour la viande fraîche de bœuf. Dans ce cas, le pays d’origine est affiché si l’animal est né, a été élevé et abattu dans ce pays. Sinon, les lieux de naissance, d’élevage et d’abattage sont signalés séparément.

Coûts supplémentaires

L’analyse d’impact devrait être finalisée au mois de mai. Les premiers éléments connus montrent que, quel que soit l’option choisie, elle augmentera les coûts de production du secteur de la viande et en particulier au niveau du maillon de la découpe qui sera obligé de procéder à une séparation des viandes en fonction de leur origine. Les États membres qui dépendent des importations de viande ou d’animaux vivants seront confrontés à des coûts plus élevés que ceux qui sont autosuffisants. Enfin, les premières données de l’analyse d’impact soulignent le risque de segmentation du marché intérieur lié à cette mesure.
Un projet de règlement sera soumis à la consultation du comité de gestion en septembre pour un vote prévu en novembre.

(1) Voir n° 3388 du 04/03/2013

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