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Tropic Biosciences utilise la modification génétique pour adapter des végétaux au changement climatique

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La start-up britannique Tropic Biosciences vient de lever 35 M$ (34,8 M€) sous forme d’obligations convertibles afin de continuer ses efforts de recherche et développement. Le tour de table a été mené par l’investisseur suisse Blue Horizon, avec la participation de DisruptAD, Skyviews Life Science, Bloom8 (FKA Rage Capital), Tekfen Ventures et Sucden Ventures. Depuis son lancement en 2016, Tropic Biosciences a déjà levé plus de 75 M$ (74,6 M€).

Fondée par Eyal Maori, Gilad Gershon et Ofir Meir, Tropic Biosciences développe de nouvelles variétés de plantes tropicales (ananas, café, riz) capables de résister au changement climatique. Avec sa plateforme GEiGS-BioCompete (Gene Editing induced Gene Silencing, extinction génique par édition génomique), elle utilise la technologie de modification du génome CRISPR-Cas9, qui lui permet d’avoir recours à « l’extinction génique » pour les traits jugés indésirables dans les variétés actuelles. De plus, son action peut être ciblée sur différents tissus de la plante (feuilles, fruits ou racines).

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Le résultat est une plante plus résistante aux maladies (maladie du Panama et cercosporiose noire pour le bananier, rouille du caféier, pyriculariose du riz) et qui ne nécessite pas d’être étiquetée comme OGM dans « plusieurs marchés majeurs », explique Tropic Biosciences. En plus d’être compatible avec la technologie CRISPR, GEiGS fonctionne aussi avec d’autres techniques d’édition du génome comme les Talen et les nucléases à doigt de zinc (ZFN). La société prévoit d’étendre son offre à d’autres cultures (maïs, blé, soja) et développer des poulets résistants à la grippe aviaire.