Dans sa volonté de développer la production, la société Plantin, leader français de la truffe fraîche (deuxième en Europe), se tourne vers le monde viticole pour « recruter » de nouveaux producteurs : « Face à la baisse du prix des vignobles, particulièrement marquée dans les côtes-du-rhône, il est essentiel d’explorer des alternatives durables et porteuses d’avenir pour les agriculteurs », explique-t-elle. Elle entend les accompagner dans toutes les étapes du développement de leur truffière, depuis la plantation jusqu’à l’optimisation de la production : formation, aide à la sélection des plants truffiers, analyses de sol, etc. pour un engagement minimum de trois hectares. L’investissement initial porterait sur 20 000 €/ha, avec des étapes de ré-ensemencement en année 9 (2 400 €) et 10 (3 050 €), Plantin avançant que le seuil de rentabilité interviendrait entre ces deux années.
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De plus, la société s’engage à acheter les truffes tout au long de la saison, « en garantissant des achats au prix du marché, selon les qualités ». Elle avance ainsi un revenu annuel moyen à partir de la sixième année pendant 15 ans de l’ordre de 9 100 € dans un scénario de production faible (26 kg) et de 14 800 € dans un scénario de production moyenne (37 kg). Les estimations de revenus sont calculées sur un cours moyen d’achat à l’année (350 € pour le premier scénario, 400 € pour le second). Le marché de la truffe en France s’étend sur 35 000 ha, mais ne dépasse pas les 100 t, une offre bien inférieure à la demande, les rendements variant fortement (de 0,5 kg à 50 kg/ha). En 2023-2024, la production a connu un plus haut historique avec 60 t récoltées, selon FranceAgriMer.