Récoltée en automne et donc plus exposée au réchauffement que ses cousines du Périgord qui se récoltent, elles, en hiver, la truffe de Bourgogne souffre des deux derniers épisodes de sécheresse. Les paniers d’osier se vident sur les marchés aux truffes qui se succèdent pendant les week-ends d’automne en Bourgogne et les prix s’envolent au-delà des 600 euros le kilo. L’an dernier, année de sévère sécheresse qui avait ravagé la production locale, Noyers-sur-Serein avait autorisé la vente de truffes… du Périgord, faute de « mieux ». Un "sacrilège" pour nombre de trufficulteurs régionaux. « Il arrivera un moment où on n’aura plus de Bourgogne, et seulement de la Périgord », se désespère Mme Dupaty, vice-présidente de la Fédération française des trufficulteurs. Le diamant noir de Bourgogne représente en moyenne un quart des quelque 40 tonnes produites annuellement chaque année en France, selon des estimations. Des variétés plus résistantes à la chaleur existent pour s’adapter, comme le chêne vert et les cèdres de l’Atlas. Parallèlement, l’ARTBFC teste un projet-pilote de truffière plantée en zone inondable, à Leuglay (Côte d’Or). Cette irrigation naturelle représenterait une alternative à l’arrosage, de plus en plus problématique.
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