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Tuberculose bovine : une alternative à l’abattage total testée « avec succès »

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Un élevage des Pyrénées-Atlantiques touché par la tuberculose bovine a testé « avec succès » un protocole alternatif à l’abattage total de son cheptel prévu par la réglementation, annoncent la Confédération paysanne et son antenne basque ELB dans un communiqué le 2 juillet. Celui-ci a consisté en des abattages ciblés d’animaux à risque, selon les critères de la DDPP (préfecture), doublés de « tests successifs, à intervalle régulier » pendant près d’un an. Résultat : aucun animal n’est sorti positif, et « le protocole alternatif a permis de sauver une partie du troupeau : 32 vaches et 10 génisses » (sur un total de 126 animaux).

En janvier 2024, un cas de tuberculose bovine avait été détecté chez une vache gasconne du Gaec Oihantxoko, à Espès-Undurein. Ses lésions auraient dû provoquer l’abattage total du troupeau. Appuyés par une forte mobilisation locale, Philippe et Sophie Sicre, les deux associés du Gaec, ont négocié ce protocole alternatif, proposé par la préfecture le 17 juillet 2024. Les éleveurs pratiquent en effet la transhumance et avaient besoin de conserver des vaches expérimentées pour guider les plus jeunes, apprend-on dans La France agricole (article payant). « Le protocole reste très violent, mais avec un espoir de rebondir », ont déclaré les éleveurs à l’hebdomadaire.

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D’après la Conf’, cette première « ouvre des perspectives vers des protocoles plus acceptables par les éleveurs » : « Un protocole sélectif renforcé dérogatoire a été proposé ces derniers mois » à d’autres élevages des Pyrénées-Atlantiques, un département particulièrement touché par la maladie. En 2024, la France a dénombré 81 foyers de tuberculose bovine, une incidence stable et inférieure au seuil permettant de conserver un statut « indemne » au niveau national.

Abattages ciblés d’animaux à risque et tests réguliers