La société Turbo Cereal, issue du négoce agricole, mais qui se définit aujourd’hui comme « néobanque agricole et citoyenne », a annoncé dans une conférence de presse le 5 septembre vouloir lancer un « livret d’épargne de transition » adossé à un système de blockchain et destiné à « fournir de nouveaux moyens de financement aux agriculteurs », tout en permettant à des épargnants d’effectuer « des investissements responsables ». Pour abonder ce livret, elle compte lancer une première levée de fonds de 8 M€ le 15 septembre, auprès de particuliers et d’institutionnels. Les sommes récoltées financeraient notamment « 70 % de la récolte un an à l’avance » d’agriculteurs céréaliers, via une nouvelle cryptomonnaie, « le cereale » dont la valeur est de 1 euro. Turbo Cereal estime ainsi apporter « une avance de trésorerie cruciale pour les céréaliers », dont la trésorerie moyenne ne couvrirait selon l’entreprise que « 30 % de leurs besoins d’exploitations ».
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Le taux d’intérêt fixé pour l’agriculteur à la vente de sa récolte serait ensuite variable « de 4 à 8 % », en fonction du respect de critères « en faveur d’une agriculture raisonnée ». Leur bonne application serait évaluée via les données récupérées sur les pratiques des agriculteurs participants, grâce au système de blockchain sur lequel veut s’appuyer le dispositif. Parmi les critères évoqués, la « réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques », « l’optimisation des intrants » ou la « réduction de l’empreinte carbone ». TurboCereal envisage de « lever 100 M€ d’ici trois ans » et de toucher « 25 000 agriculteurs à horizon 4-5 ans », a indiqué Marcel Turbaux, p.-d.g. de Turbo Cereal lors de la conférence de presse.