Les turbulences financières qui secouent la zone euro montrent que, plus que jamais, un pays comme la France doit muscler son commerce extérieur. Toute devise gagnée est un pas, si petit soit-il, vers la stabilité monétaire de l’euro et donc de la France. L’excédent commercial des produits agricoles et alimentaires est, à ce titre, un atout majeur. Or, la France devrait prendre garde à ce qui se passe aujourd’hui. Certes, l’excédent agricole et alimentaire est toujours au rendez-vous, mais il se réduit. C’est préoccupant, non seulement pour des raisons financières mais aussi pour la place de la France dans l’économie mondiale.
On sait, en plus, qu’en deçà d’une certaine masse critique sur les marchés extérieurs, la chute des exportations peut être rapide. On perd pied rapidement car on n’amortit plus la présence d’équipes commerciales dans les grands pays clients.
Pour toutes ces raisons, les pouvoirs publics auraient intérêt à mobiliser les filières pour une reconquête des marchés étrangers. Il serait dangereux de ne compter que sur la baisse de l’euro pour relancer nos exportations. Cela implique, et les producteurs agricoles sont aussi concernés que les entreprises et l’Etat, de s’interroger sur la compétitivité de nos produits et donc les charges de production. La solution n’est pas forcément de produire plus mais de produire avec plus de valeur ajoutée ou avec moins de charges, en fonction de ce que demande le marché mondial.
Il serait tout de même curieux que la mondialisation, qui s’est maintenant imposée, qu’on s’en plaigne ou qu’on s’en réjouisse, aboutisse d’abord à un retrait de la France des marchés étrangers. Encourager le développement de l’agriculture n’a pas seulement pour objectif le revenu des paysans. Il s’agit aussi de participer à la stabilité financière du pays.

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