Le 3 février, les salariés du groupe Turenne Lafayette et leurs syndicats CGT se sont rassemblés au siège de la banque Rothschild. Rappelons qu’après la disparition de Monique Piffaut, l’actionnaire majoritaire, un audit a révélé en décembre que les comptes du groupe avaient été truqués pendant des années. Le 20 janvier, le tribunal de commerce de Paris a validé l’accord de financement de 66 M€ signé entre les banques, le gouvernement et l’entreprise. Les salariés et leurs syndicats estiment que rien "ne justifie un dépeçage et une vente à la découpe" lit-on dans leur communiqué. Ces derniers ont donc déposé "leur proposition d’étatisation de l’ensemble du groupe pour pérenniser le potentiel industriel, conforter l’intégrité du groupe, stabiliser la situation économique et sociale et maintenir les emplois directs et indirects qui dépendent de son activité", indiquent-ils dans un communiqué.
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De son côté Éric Le Gouvello, p.-d.g. du groupe Turenne-La Fayette, était en déplacement en Bretagne. Dans une interview accordée à Ouest-France, il indiquait que les comptes des trois usines du Finistère, la Lampaulaise de salaisons à Lampaul-Guimiliau et Ergué-Gabéric, ainsi que les Salaisons d’Arrée à Brennilis, étaient fiables. " L’activité des trois sites génère un chiffre d’affaires 2016 de 197 millions d’euros", précise-t-il. Par ailleurs, le transfert d’activité et donc du personnel du site de Brennilis vers Ergué-Gabéric se poursuit comme prévu. Il devrait s’achever fin mai. Dans une interview au Télégramme Éric Le Gouvello indiquait qu’il cherchait toujours " à adosser le groupe et ses diverses activités à des actionnaires durables" afin "d’assurer de la pérennité aux activités de nos 21 sites et de l’emploi à nos 3200 salariés". Selon lui, "beaucoup d’industriels et des financiers" ont déjà manifesté leur intérêt.