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UE-Australie : Bruxelles appelée à réviser son offre pour les produits agricoles sensibles

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Au regard de l’offre d’accès au marché mise sur la table par la Commission européenne dans le cadre des négociations commerciales avec l’Australie, onze ministres de l’Agriculture de l’UE (Irlande, Espagne, Italie…) ont appelé le 30 mai, lors d’un échange de vues, à réduire le niveau d’ambition (contingents tarifaires, taux et période transitoire) pour les produits sensibles tels que les viandes bovine, ovine et caprine, le sucre, certains produits laitiers et riz. Dans son offre, l’UE prévoit notamment un contingent d’importation de 24 000 tonnes de viande bovine à droits de douane réduits sur une période de sept ans, 20 000 t de viande ovine, 8 000 t de lait écrémé en poudre ou encore 5 000 t de beurre, le tout à droits de douane nuls.

Cinq États membres (France, Pays-Bas…) ont également exprimé leurs préoccupations concernant l’impact cumulatif des concessions d’accès au marché sur les produits agricoles sensibles octroyées par l’UE dans les différents accords commerciaux. Suite à ces remarques, le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski a assuré qu’elles seraient prises en compte lors de la phase finale des négociations.

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Contacté par Agra Europe, Dominique Fayel (FNSEA), président du groupe de travail Viande bovine des organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), a fustigé l’offre d’accès au marché proposée par l’UE. « C’est beaucoup trop ! Faire une offre de ce niveau à ce stade des négociations, c’est irresponsable, d’autant plus que l’Australie voudra avoir une offre supérieure », a-t-il alerté. Avant de s’inquiéter, lui aussi, de l’effet cumulatif des accords commerciaux.

Devant les ministres du Commerce de l’UE, Bruxelles avait indiqué le 25 mai vouloir conclure les négociations commerciales au cours de la première quinzaine de juillet, au moment de la visite en Australie de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.