« La viande canadienne aux hormones n’a pas accès au marché européen, conformément à l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA) », assure le 30 novembre dans le cadre d’une réponse écrite la commissaire à la Santé et à la sécurité alimentaire, Stella Kyriakides. Celle-ci fait suite à la demande d’explications soumise par l’eurodéputé de la commission de l’Agriculture, Éric Andrieu, le 23 septembre dernier, concernant un audit effectué par les services vétérinaires bruxellois (publié en mai) sur la traçabilité de la filière porcine et bovine canadienne, qui soupçonnait, dans ses conclusions, la présence potentielle de viandes aux hormones sur le marché européen (1).
La commissaire Stella Kyriakides indique notamment que les défaillances liées au système de traçabilité et aux normes d’hygiène dans les établissements contrôlés au Canada relevées par l’audit, n’ont pas d’incidence sur la conformité du bœuf canadien par rapport aux exigences de l’UE relatives à la non-utilisation d’hormones de croissance. Elle précise que depuis 2013, aucun résultat positif n’a été notifié concernant les résidus de facteurs de croissance hormonaux. Face aux lacunes constatées par les services vétérinaires européens, elle indique que la Commission suit de près l’évolution de la situation au Canada en collaboration avec Ottawa et veille à ce que des mesures correctives appropriées soient prises. Enfin, cette situation n’est pas de nature à remettre en question la mise en œuvre de l’accord CETA, prévient-elle.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
(1) Voir n° 3760 du 05/10/2020