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UE-Mercosur : début du processus de ratification en Argentine, Bruxelles patiente

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L’Assemblée nationale argentine a voté, le 12 février, en faveur du traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. Vers minuit, au terme de deux heures de débat à peine, 203 députés ont voté pour l’accord, 42 ont voté contre et 4 se sont abstenus. Ce vote a eu lieu au cours d’une séance extraordinaire convoquée par le président de la République, Javier Milei, en vue de faire voter cet accord, mais aussi sa réforme de la loi du travail et un nouveau régime pénal pour les mineurs. Le traitement express d’un texte si lourd d’enjeux que celui du traité commercial entre l’UE et les pays du Mercosur a motivé les votes négatifs. « Le texte nous a été livré il y a trois jours par la commission juridique du Mercosur, qui a réduit le texte original de 8 000 à 4 400 pages. Qui, parmi nous, l’a lu ? », a demandé la députée Julia Strada. Une trentaine de députés issus du Parti justicialiste, opposants au gouvernement de Milei, ont voté pour, jugeant l’accord bénéfique pour leurs circonscriptions situées en zone rurale. Selon plusieurs médias locaux, le vote du Sénat argentin est prévu à la fin du mois de mars, et s’annonce favorable. L’Argentine deviendrait ainsi le premier pays à ratifier le traité UE-Mercosur, ouvrant la voie à sa possible application provisoire.

Lire aussi : UE-Mercosur : au Paraguay, ratification parlementaire possible d’ici la fin mars

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De son côté, la Commission européenne prend son temps sur cette question de l’application provisoire de l’accord, possibilité offerte par le Conseil de l’UE. « Aucune décision n’a été prise à ce sujet », a rappelé, le 13 janvier, le porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne en charge du commerce, Olof Gill. Il ajoute, néanmoins, que « des discussions sont en cours avec nos États membres et nos députés européens ». Selon toute vraisemblance, le sujet a été évoqué à l’occasion de la réunion informelle des chefs d’État et de gouvernement de l’UE qui s’est tenue le 12 février au château d’Alden Biesen (Belgique). « Nous serons prêts dès qu’un pays du Mercosur sera prêt. Ce n’est pas encore le cas, nous devons donc attendre encore un peu », a conclu Olof Gill.